5 questions que les défenseurs devraient se poser concernant les perspectives budgétaires de leur programme ADAP

Les militants et autres responsables communautaires ont la possibilité d’interagir avec les programmes d’aide à l’achat de médicaments contre le sida (ADAP) de leur État par le biais des instances de planification de la Partie B et de l’ADAP, des comités chargés de la liste des médicaments remboursables au niveau de l’État, des réunions publiques sur l’éradication de l’épidémie de VIH, des séances de planification ou encore par un dialogue direct avec les responsables du département de la santé de l’État. Les militants peuvent également collaborer avec les législateurs de l’État pour élaborer des questions spécifiques à l’ADAP, destinées à être posées lors des audiences budgétaires du département de la santé ou d’autres audiences sur des thèmes liés au VIH. Voici quelques exemples de questions que les militants peuvent utiliser dans ces contextes :

  1. Quelles sont vos prévisions concernant la pérennité du financement pour les deux prochains exercices financiers (2027 et 2028 – l'année de subvention de la partie B/ADAP s'étend d'avril à mars) ? Prévoyez-vous un déficit ? 
    1. Si oui, pourquoi y aura-t-il un déficit ? 
    1. Quel montant de déficit prévoyez-vous ?

Contexte de la question : L'ADAPS doit utiliser des méthodes de prévision financière détaillées pour suivre l'évolution du nombre de clients et leur taux de désaffiliation, les coûts d'assurance, les dépenses en médicaments et les dépenses globales au fil du temps. Ces prévisions aideront le personnel du programme à prendre des décisions concernant les changements à apporter au programme.

  • Comment optimisez-vous les remboursements ADAP ou les revenus générés par ce programme lors de la délivrance de médicaments aux clients assurés ? 
    • Quelles méthodes mettez-vous en œuvre pour optimiser les remises, par exemple en matière d'achat stratégique d'assurances et de prévision des remises ? 
    • Avez-vous utilisé l'outil d'analyse du rapport coût-efficacité de NASTAD pour évaluer les différentes options de régimes d'assurance afin d'optimiser les remises ?

Contexte de la question : Il est important d'évaluer les options d'assurance disponibles prises en charge par l'ADAP, en tenant compte à la fois des coûts et des possibilités de génération de revenus. 

  • Quelles discussions avez-vous eues avec l'ensemble des organismes financés par le programme Ryan White dans l'État concernant la répartition des ressources (y compris les remboursements et les recettes des programmes) entre les différentes catégories de services ?
    • Existe-t-il des possibilités d'allouer des fonds supplémentaires aux programmes ADAP provenant des juridictions relevant de la Partie A dans votre État ? 
    • La perte de remises ou de recettes liées au programme, due au fait que d'autres entités concernées (par exemple, les sous-bénéficiaires de la partie A ou les bénéficiaires de la partie C) bénéficient de remises au titre du programme 340B sur les médicaments délivrés à des patients qui sont également des bénéficiaires de l'ADAP, contribue-t-elle au déficit budgétaire de l'ADAP ? 
  • Avez-vous élaboré un plan au cas où des mesures de maîtrise des coûts s'avéreraient nécessaires ? Si oui :
    • Comment sollicitez-vous l'avis des bénéficiaires du programme Ryan White et des autres organismes subventionnés par ce programme ?
    • Quelles mesures de maîtrise des coûts le programme ADAP/Partie B envisage-t-il ? 
      • Envisagez-vous de supprimer certains médicaments de la liste des médicaments remboursables, d'imposer des plafonds de remboursement ou d'instaurer des autorisations préalables pour certains d'entre eux ?
      • Prévoyez-vous une baisse du financement de la partie B pour d'autres catégories de services ?
    • Comment en êtes-vous arrivé à ces décisions ?
  • Si l'ADAP devait être contraint de réduire le plafond de revenu (FPL) ou de mettre en place une liste d'attente, quelles mesures comptez-vous prendre pour aider les bénéficiaires à trouver d'autres moyens de se procurer leurs médicaments ?
    • Prévoiriez-vous suffisamment de temps pour trouver d'autres sources permettant d'accéder au traitement ?
    • Votre programme ADAP va-t-il établir une liste des bénéficiaires qui seront retirés du programme afin d'assurer une transition en douceur vers la prise en charge des médicaments, ou qui seront réintégrés dans le programme si des fonds supplémentaires deviennent disponibles ? 
    • Allez-vous discuter des plans de transition possibles avec les organismes partenaires de votre juridiction afin d'atténuer les perturbations dans la prise en charge ?